Une parité « réelle » loin d’être atteinte au gouvernement selon le Haut conseil à l’égalité

Malgré la nomination d’Elisabeth Borne au poste de Première ministre en mai dernier, le nouveau gouvernement dévoilé lundi (4 juillet) « n’échappe pas à une parité de façade », selon le Haut conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes (HCE).

Euractiv France
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« L’écart de pension actuel est, avant tout, un révélateur des inégalités de genre présentes sur le marché du travail », explique Michel Pasteel, directeur de l’Institut pour l'égalité des femmes et des hommes. [Shutterstock/Andrey_Popov]

Malgré la nomination d’Elisabeth Borne au poste de Première ministre en mai dernier, le nouveau gouvernement dévoilé lundi (4 juillet) « n’échappe pas à une parité de façade », selon le Haut conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes (HCE).

Si, en comptant la Première ministre, la parité stricte est de mise, avec 21 femmes et 21 hommes, « la répartition des ministères répond […] à des biais de genre et des stéréotypes de sexe ». Quatre ministères régaliens sur cinq sont occupés par des hommes et sept ministères sociaux sur neuf ont des femmes à leurs têtes.

Protocolairement, l’inégalité femmes-hommes est encore plus accentuée : neuf secrétariats d’État sur dix sont tenus par des femmes, tandis que seules cinq femmes occupent des ministères de plein exercice – sur 12.

Il est donc question de « parité purement arithmétique », explique le HCE dans un communiqué.

L’égalité femmes-hommes avait été érigée en grande cause du premier quinquennat d’Emmanuel Macron. Dans son bilan sur l’égalité entre les femmes et les hommes publié en mars 2022, l’Élysée souligne notamment le passage de la loi Rixain, établissant des quotas dans les cadres dirigeants des entreprises.

M. Macron s’était par ailleurs engagé à nommer une femme Première ministre une fois réélu : chose faite avec Elisabeth Borne, qui n’est que la deuxième femme a occuper ce poste, après Edith Cresson en 1991.

L’inégalité femmes-hommes au sein du nouveau gouvernement s’ajoute à des accusations de violences sexuelles portées à l’encontre de plusieurs hommes politiques ces dernières semaines. Damien Abad, ministre des Solidarités depuis mai, a été remercié suite à des accusations de viol. Eric Coquerel, président de la Commission des finances et député La France insoumise, est aussi visé par une plainte pour harcèlement sexuel.